Réflexions sur le programme WanaData Fellowship : ce que les données m'ont apprise

 


Avant de commencer le programme WanaData Fellowship, je pensais que les données servaient surtout à faire de beaux graphiques. Aujourd'hui, je sais qu'elles servent surtout à mieux comprendre les problèmes des personnes et à raconter des histoires vraies.

Je suis journaliste depuis plus de six ans et j'aime vérifier les informations avant de les publier. J'ai aussi un blog où je lutte contre les fausses informations. Grâce à cette bourse, j'ai appris qu'il ne suffit pas de trouver des chiffres. Il faut aussi comprendre ce qu'ils veulent dire et pourquoi ils sont importants.

Pendant le programme, j'ai travaillé avec des données sur les femmes, les jeunes, les handicapés... Au début, je voyais seulement des tableaux et des statistiques. Ensuite, j'ai compris que derrière chaque chiffre, il y a une personne, une famille et une histoire. Les données montrent les difficultés que beaucoup de femmes rencontrent tous les jours. Elles permettent aussi de mieux expliquer ces problèmes au public.

J'ai aussi beaucoup aimé entendre à travers les webinaires des journalistes et des spécialistes de plusieurs pays africains.  chacun a apporté ses questions et ses difficultés propres à son pays. Ces échanges m'ont appris qu'une même base de données peut raconter plusieurs histoires selon le pays ou le contexte.

Cette expérience m'a montré que les données sont très utiles, mais qu'elles ne racontent pas tout. Le journaliste doit toujours poser des questions, vérifier les informations et aller sur le terrain pour comprendre la réalité. Les chiffres sont importants, mais les témoignages des personnes le sont aussi.

Aujourd'hui, je veux continuer à utiliser les données dans mon travail. Je suis devenu accro de Flourish et Datawrapper. Je souhaite réaliser des enquêtes qui mélangent les chiffres, les témoignages et des graphiques faciles à comprendre. 

À la fin de cette bourse, je repars avec de nouvelles compétences, mais aussi avec une nouvelle façon de voir mon métier. J'ai compris que les données ne remplacent pas le journaliste. Elles l'aident simplement à raconter des histoires plus justes et plus utiles pour tout le monde.

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