Mon aventure avec Flourish et Datawrapper : apprendre à raconter des histoires avec les données
Quand j'ai commencé mon parcours dans le data journalism, je ne savais pas encore que les données pouvaient raconter autant d'histoires. C'est vrai que j'avais commencé ma formation depuis l'école de journalisme, mais comme dit l'adage, "c'est en forgeant que le forgeron acquiert la main". Grâce à une bourse offerte par Code Africa, j'ai découvert une nouvelle façon de faire du journalisme : utiliser les chiffres pour mieux comprendre les réalités de notre société et les expliquer au grand public grâce à mon expérience avec des outils comme Flourish et Datawrapper.
Cette aventure m'a permis d'acquérir de nouvelles compétences et d'explorer des sujets importants qui touchent nos communautés.
Découvrir le data journalism
L'une des premières choses que j'ai apprises est que le data journalism ne consiste pas seulement à collecter des chiffres. Il s'agit surtout de comprendre les données, de les analyser et de les transformer en informations utiles pour les citoyens.
Au fil des exercices et des formations, j'ai appris à rechercher des données fiables, à les organiser et à identifier les informations les plus importantes. J'ai également compris qu'un bon journaliste de données doit toujours vérifier ses sources et expliquer les résultats de manière simple et claire.
Cette approche m'a permis de voir le journalisme autrement. Derrière chaque donnée se cache une histoire qui mérite d'être racontée.
Apprendre à créer des graphiques avec Flourish et Datawrapper
Une autre étape importante de mon apprentissage a été la découverte des outils Flourish et Datawrapper.
Avec ces plateformes, j'ai appris à transformer des tableaux remplis de chiffres en graphiques faciles à comprendre. Les graphiques permettent de présenter les informations de manière visuelle et de rendre les données plus accessibles au public.
Au début, cela semblait compliqué. Mais avec la pratique, j'ai appris à créer des graphiques en barres, des cartes, des diagrammes et d'autres visualisations qui permettent de mieux expliquer les résultats d'une enquête ou d'une étude.
Aujourd'hui, je comprends que les graphiques ne servent pas seulement à embellir un article. Ils aident aussi les lecteurs à comprendre rapidement les informations essentielles.
Mon premier article sur les femmes et les cyberviolences au Sénégal
L'un des moments les plus marquants de cette expérience a été la rédaction de mon premier article de data journalism. J'ai choisi de travailler sur un sujet important : le traitement journalistique des femmes et les cyberviolences au Sénégal.
À travers cette recherche, j'ai découvert que de nombreuses femmes sont confrontées à des formes de violence sur Internet, notamment les insultes, le harcèlement et les menaces sur les réseaux sociaux. J'ai également analysé la manière dont les médias parlent de ces questions et l'importance d'une couverture médiatique respectueuse et équilibrée.
Ce travail m'a permis de comprendre que les données peuvent être utilisées pour mettre en lumière des problèmes souvent peu visibles et contribuer à sensibiliser le public.
Cette première expérience a renforcé mon envie de continuer à explorer des thématiques liées aux droits des femmes, à la citoyenneté numérique, à la protection des données personnelles et aux droits humains.
Une aventure qui continue
Aujourd'hui, je suis convaincu que les données sont un outil puissant pour informer, sensibiliser et encourager le changement. Grâce à cette expérience, je souhaite continuer à raconter des histoires qui ont du sens et qui contribuent à mieux comprendre les enjeux de notre société.

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